Celui de Potts/Lee puisque je me suis racheté le TP (au revoir les floppies ) puis je suis allé lire la fin de Potts (PWJ+une mini Wolvie/Punisher), Big Nothing (Grant/Zeck) puis Assassin's Guild et Intruder...
On a quand même un Punisher qui à l'époque était plus libéral (US version) qu aujourd hui.. Plusieurs fois, il s en prend à des Riches entrepreneurs qui cherchent à echapper à la loi ou montent des affaires pour que d autres y echappent.. L histoire avce les trafficants d animaux par exemple ou Assassin's guild.


Il y a aussi un peu plus d'humanité que ce soit son passé où il voulait devenir prètre (Punisher : L'intrus / PWJ 12/13) ou une époque où il était plus clément (le gamin issu d un gang dans PWJ 8 qui finit par se reinserer dans PWJ 11)..
Il a une regle de chercher le gros gibier (au sein de l armée, des entreprises voire l'obsession du Kingpin). D un autre coté, il a une relation contrasté avec les femmes. A l epoque il tue ls criminelles sans rechigner dans le Marvel Super action 1 de Goodwyn ou assassin's guild et en même temps soit couche assez facilement (Goodwyn, Potts, Baron) ou avec le souvenir douloureux de sa femme (Big Nothing).
Je cherchais un peu pourquoi Potts ne finis son intrigue des hommes de main du Kingpin (damage et Sniper) que 2 ans après avoir quitté PWJ dans la mini Punisher/Wolverine avec Erskine.. avec le Punisher qui explique que c est une vieille affaire puisque depuis Reavers sont morts et le Kingpin est déchu)...
Là j apprend que le pitch de Assassin's Guid et de la Mini de Grant et Zeck sont arrivés sur son bureau en quasi simultané.. en tout cas sont contemporaine.
Il explique que pour lui le punisher cherche d abord à se punir lui-même... et c est vrai que dans les approches de Grant, Potts, Baron voire Duffy, on a un personnage qui fonce souvent, doit sa survie à la chance et en prend un max dans sa gueule.
Bref c est toujours intéressant de revenir aux sources (même si là.. la source est encore plus loin.. et si j ai bonne mémoire, la version Conway est plus antipathique mais utilise aussi plus d arsenal non letal )
Punisher Epic Collection T2 "Circle of Blood"
Punisher (1986) #1-5, Punisher (1987) #1-10, Daredevil (1964) #257, Marvel Graphic Novel #24: Punisher - Assassin's Guild

Je relis donc les premiers pas solo du punisher (hors les 3 mags en noir et blanc Marvel Preview et Marvel Super action).
Carl Potts est un fan du personnage et il édite la totalité de ce qui est publié dans cet album (plus tard il scenarisera PWJ avec Jim Lee dont je parle un peu juste au dessus.)
D'abord on commence par la mini série séminale de Grant et Zeck.
Certes elle se délite au fur et à mesure (Marvel étant revenu sur les délais accordés à Zeck pour dessiner en les raccourcissant, il quitte donc la série au 4 et Grant le suit. Ils sont remplacés par MJ Duffy et Vosburg).
Le 1er numéro est juste superbe.

Castle est à Rykers, il recherche celui qui l'a drogué à l'insu de son plein gré (d'où son délire lors de son procès dans Spectacular Spider-Man 83 ou par là). Il doit donc s'imposer, survivre, tombe sur l'inévitable Jigzaw, fait échouer une évasion de masse et est recruté par une mystérieuse organisation.
Tout ca en 40 pages d action pure et de grand moment.. rien que l'intro vaut son pesant d'or.

Le deuxieme episode reste un grand moment avec l'attaque du Kingpin alors que ce dernier veut faire croire à sa mort. La guerre des gangs et la présentation de l'organisation Trust complète cet épisode.
Ensuite, le dessin faiblit et le scénario avec.. Le trust s'avérant peu soucieux de la sécurité des innocents, manipulateur et ayant surement des ambitions politiques nauséabondes... Cependant, on passe plus dans un scénario banal.
Il n'en reste pas moins que cette mini série est de bonne tenue, a défini le personnage dans les traces de ce que Miller avait fait de lui sur Daredevil et reste trés sympa.
Zeck était né pour le personnage (et pour Cap et pour Shang.. ca fait beaucoup).

On passe à la série ongoing au départ qui sort tout les mois et demi, permettant à Klaus Janson de dessiner, encrer et mettre en couleur.. ça ne durera pas.

Mike Baron, ancien journaliste est au manette (il vient de First où il a fait Badger et Nexus et arrive aussi chez DC sur Flash). Il donne au titre sur les 20-25 premier numéros, une sorte de regard journalistique où il nous fait rentrer dans le trafic de drogue aux USA (de la Colombie avec les arrangements politiques ou un retour sur le Vietnam au maison blindée de ventes à New York qu'il faut forcer au tank ou au bazookas), les milieux d'extrême droite, le crime en col blanc de la city, le terrorisme djihadistes, le Mossad ou le tueur de SDF voire l'empoisonneur de produits pharmaceutiques et la secte survivaliste. Il introduit Microchip et son fils comme personnages secondaires qui explique l’équipement du personnage mais aussi Rose Kuger du Mossad ou le Reverend Smith (entorse au superpouvoir).

La narration à la première personne permet aussi d'expliquer les méthodes, les armements et gadgets sans provoquer une sortie de lecture (hou hou Hickmann..).
A la fin, nous avons un crossover avec Daredevil qui raconte la même histoire sous deux angles différends (Daredevil/Punisher mais aussi Nocenti/baron puisque l'une est "liberale US (gauche) et l'autre conservateur.

Ceci dit, on ne voit vraiment les convictions de Baron car le Punisher s'attaque alors pas mal au gros poisson, à la finance, laisse parfois les petits libre et commente les ravages du libéralisme financier par exemple.
Entre lui et Nocenti, la différence est surtout que Nocenti trouve une explication sociale au comportement de l'empoisonneur et est plus explicative.

Le meilleur du run arrivera à mon avis avec les #15-18 et une seconde guerre contre le Kingpin (traduit dans le RCM 26 "echec au caid" en VF).
La partie graphique comme avec un Janson efficace qui part quand le rythme du titre s'accèlère puis Ross dont on retient surtout l'encrage de Kevin Nowlan puis un Portacio débutant (Les visages ne sont pas toujours réussi).

Grant et Baron livre un Punisher qui est plutôt en sursis et semble chercher une forme de suicide dans ses plans. Il est souvent capturé et torturé.

Celui de Jo Duffy dans assassin's Guild est plus planificateur, plus froid..
Chez les trois, le Punisher est aussi un séducteur et ne reste pas dans le souvenir de sa femme. Il est un personnage fortement sexué dans ses premières aventures.
Assassin's Guid est un bon GN. Le dessin de Jorge Zaffino est parfait pour le personnage. Je suis assez surpris qu'il ne soit pas sorti en album chez nous chez comics USA. Il a une patte européenne, je trouve.
Là aussi Punisher s'allie à une guilde des assassin contre une organisation qui permet de se sortir de problème judiciaire quand on en a les moyens.

En VF, on retrouve la mini série de Grant et Zeck dans les albums Comics USA "Collection Super Héros" n° 15, 17, 19, L'album Panini de la Collection Best Of "Punisher - Cercle de sang et Marvel Comics : Le Meilleur des super-héros Marvel n° 20 chez Hachette.
La série de Baron a été traduite pour les 1 à 10 (sauf 3 inédit en VF) dans la collection Version Intégrale Punisher 1 à 5 chez semic.
Daredevil 257 a été traduit dans la collection Version Intégrale Daredevil #3 chez Semic, "Je suis Daredevil" et Daredevil par Nocenti et Romita Jr T1 chez Panini.
Une partie se retrouve dans la deuxieme intégrale que je chroniquais plus haut
Bref un epic superbe avec pas de ce qui est le meilleur du Punisher!